Un film, Intouchables, mon avis – David

Cet article fait suite à celui de Marie concernant le handicap et le cinéma, je vais ajouter mon grain de sel et râler un peu.

Il y a un film qui me met un peu hors de moi : Intouchables. Et je vais t’expliquer pourquoi.

A sa sortie, je me souviens de cette effervescence car il s’agissait d’une sorte de “première” dans le cinéma français qui se voulait de vulgariser le handicap moteur auprès du grand public.

Alors, je ne vais pas répéter ce qui dit Marie dans son article mais aux dernières nouvelles François Cluzet n’est pas tétraplégique. Mais tu sais, il faut penser au public, qu’il voit des visages connus donc on ne va pas s’embêter à faire un casting ciblant les hommes tétraplégiques, c’est pas très vendeur.

Ensuite, le personnage du film est riche et peut donc se payer une maison adaptée, une assistance à temps plein, un fauteuil perfectionné et j’en passe… Encore une fois, on est loin des galères administratives pour obtenir une aide humaine ou renouveler un fauteuil. Le film montre le handicap comme simple au quotidien, je dirais que les choses sont peut-être moins compliquées quand on a le compte en banque qui le permet mais ça, c’est vrai pour à peu près tout.

Voilà mes griefs en ce qui concerne le handicap dans le film mais ça ne s’arrête pas là.

Les deux personnages principaux sont des hommes cis-genre, hétéros… Et même si Audrey Fleurot joue une femme lesbienne mais cela n’empêche pas un certain sexisme dans le film. Et concernant les stéréotypes véhiculés sur les personnes racisées venant d’un certain milieu social… Je pense que tu n’as pas besoin de mon analyse, l’affiche suffit.

 

Tout cela pour dire que ce film véhicule beaucoup de stéréotypes et donne une fausse image de la réalité ce qui contribue à ce que certaines personnes valides mal informées pensent que :

handicap = fauteuil = paralysie

handicap = allocations = argent = pas besoin de travailler

personne handicapée = dépendant = poids

Le seul avantage que je trouve à ce film sur son traitement du handicap est l’humour. Je m’explique, le personnage d’Omar Sy se permet de « vanner » le personnage de François Cluzet sur son handicap et cela montre que l’on peut aussi en rire et c’est une bonne chose.

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