Trans et handicapé : tu cumules un peu… – David

Alors oui, le handicap c’est pas toujours aussi marrant que les warnings sur le fauteuil ou les pointes de vitesse dans une flaque d’eau. Pour ces moments où le handicap est marrant, il y a les douleurs et les limites. C’est un peu comme devoir finir ses légumes avant d’attaquer le moelleux au chocolat, l’un ne va pas sans l’autre.

Donc, tu vas penser que tout ça à digérer, plus les études, les potes, les problèmes de cœur, ça suffit et tu as bien raison ! Sauf que j’ai toujours aimé faire compliqué.

Au moment de l’adolescence, on n’aime pas son corps, on a des boutons, on change… Cette période a été difficile pour moi, tu imagines, les autres ont un corps normal à accepter et ils ont déjà du mal, moi, c’était toute une panoplie en plus des boutons et des cheveux gras.

L’adolescence se passe avec son lot de drames et de colère. Et c’est là que tu te souviens de la partie LBGT de ma présentation… Et tu te dis que je dois être gay, bi ou pan…

Raté (enfin, on y reviendra) ! Pendant mon adolescence j’ai eu mes règles, mes seins ont poussé… étonnant pour un garçon, n’est-ce pas ? Et bien, c’est parce que je suis un garçon qui est né dans un corps féminin, je suis trans. Tu ne t’y attendais pas à celle-là, hein ?

Et donc à 20 ans, j’ai décidé de transitionner. Comprendre ici, faire en sorte que mon apparence physique corresponde à mon identité de genre.

Comment j’ai fait ? Ceci fera l’objet d’un autre article mais pour résumer : je suis allé voir un psy, j’ai eu les hormones, j’ai eu deux interventions chirurgicales et deux passages au tribunal pour aujourd’hui avoir un 1 sur ma carte vitale et David sur ma carte d’identité.

Et là, tu comprends le titre. Mon corps en avait déjà vu des vertes et des pas mûres mais ces deux dernières fois sur le billard, le besoin venait vraiment de moi et ça change tout ! Pour le reste, je suis tellement libre et heureux que je ne regrette rien. Ni les démarches à n’en plus finir ni le coût financier.

Cet article est une façon de te montrer que le handicap n’empêche pas les questions de genre ou de sexualité de se poser. Seulement, pour moi, le handicap a été l’arbre qui cachait la forêt et ce n’est qu’une fois le handicap digéré et accepté que j’ai pu réellement me concentrer sur ces questions et les résoudre.

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